Préparer un entretien d’embauche est rarement simple. Mais cela peut devenir un véritable casse-tête pour un profil HPI (haut potentiel intellectuel). Pourquoi ? Parce que lorsque l’on est capable de toucher à tout avec l’impression d’être « bon ou moyen partout », on finit souvent par ne plus savoir où est sa vraie valeur et ne plus savoir comment raconter son histoire.
Et cette incertitude se reflète souvent dans un document-clé : le CV.
Instabilité apparente, richesse réelle
Les personnes HPI ont cette capacité à apprendre vite, à s’adapter, à explorer différents domaines. Mais cette richesse de parcours peut devenir un frein dans le monde du travail, où la spécialisation est encore trop souvent valorisée. Résultat : un CV qui donne l’impression d’instabilité. Plusieurs postes, dans des secteurs variés, des changements fréquents… Et un recruteur qui s’interroge.
De leur côté, les profils HPI, qui se connaissent parfois mal, ont du mal à valoriser leur parcours. Ils considèrent leurs compétences comme « normales » et leurs expériences comme peu significatives. Raconter leur histoire professionnelle devient alors un exercice douloureux, presque impossible. Ils peuvent alors se sentir illégitimes et peinent à faire rentrer leur parcours dans une grille de lecture classique.
Pourtant, ce qui peut ressembler à de la dispersion est en réalité le reflet d’une curiosité insatiable. Le besoin d’apprendre, de comprendre, de contribuer… quitte à changer souvent de poste ou d’entreprise. Les trajectoires atypiques ne sont pas des erreurs de parcours, mais des démonstrations de capacité d’adaptation, de souplesse intellectuelle et d’agilité professionnelle. Ces profils, loin d’être un frein, peuvent devenir des accélérateurs d’innovation, des catalyseurs de transformation, à condition de sortir des prismes traditionnels du recrutement.
Le monde professionnel évolue, les métiers se réinventent, et les profils multipotentiels que sont les HPI sont souvent les mieux placés pour relever ces nouveaux défis.

Se comprendre pour mieux se présenter
Apprendre à se connaître, c’est aussi identifier les missions, les environnements, les valeurs qui font vibrer. Car oui, un profil HPI peut rester longtemps dans une entreprise… à condition que la curiosité soit nourrie, que les projets soient variés, et que les valeurs soient partagées.
Le marché de l’emploi commence à reconnaître le potentiel de ces profils pluriels. Leur capacité à créer des ponts entre les disciplines, à comprendre rapidement de nouveaux enjeux, à penser différemment. Encore faut-il qu’ils puissent être repérés. Et pour cela, le CV reste un point de départ incontournable – mais il doit être travaillé à la lumière de ce que le profil a de singulier.
Repenser son CV peut donner une chance d’être vu autrement. Pas comme un « instable », mais comme un talent à part entière, qui mérite d’être compris, valorisé et pleinement exploité.
C’est là qu’un accompagnement spécialisé prend tout son sens : pour redonner du sens à la diversité d’un parcours, trier, relier, dégager une cohérence, et faire ressortir ce qui fait vraiment la valeur du profil.
Et si vous faisiez ce travail avec quelqu’un qui connaît réellement les profils HPI ?
Voir aussi :
- Instables, insatisfaits, paumés… 5 idées reçues sur les profils multipotentiels, Welcome to the jungle
- Trajectoires atypiques, parcours singuliers… des profils à ne pas négliger lors d’un recrutement ! Persuaders
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